Space Time Continuo

NEXT CONCERT : Pachelbel Magnificat Fugues, April 2nd to 19th

PROCHAIN CONCERT : Pachelbel: Fugues Magnificat, 2 au 19 avril

Buy tickets here

Le “Canon en ré” de Pachelbel est une des oeuvres les plus célèbres et souvent entendues dans le répertoire de la musique classique. Cependant, Johann Pachelbel (1653-1706) était très prolifique et a laissé un important corpus d’oeuvres sacrées et profanes. Énormément populaire de son vivant, il a aussi été une influence majeure sur J.S. Bach. Après avoir entendu les FuguesMagnificat pour orgue de Pachelbel — plus de 90 au total, chacune de une à deux minutes à peine — la violoncelliste Amanda Keesmaat a été inspirée d’en arranger quelques unes pour trois violoncelles. Keesmaat, directrice de Space Time Continuo, a invité ses collègues et violoncellistes Elinor Frey et Camille Paquette-Roy pour la rejoindre jouer ces premiers arrangements ainsi que Luc Beauséjour (orgue) et Sylvain Bergeron (archiluth) pour d’autres pièces de Pachelbel, incluant des transcriptions de ses sonates pour violon et bien évidemment : son fameux Canon.

Pachelbel’s “Canon in D” is one of the most famous and frequently heard works in the entire classical repertoire. However, Johann Pachelbel (1653-1706) was very prolific, composing a large body of both sacred and secular works, and was enormously popular during his lifetime – as well as a major influence on J.S. Bach. After hearing Pachelbel’s Magnificat Fugues for organ – which number over 90 in all, each just one to two minutes long – cellist Amanda Keesmaat was inspired to arrange a number of the fugues for three cellos. Keesmaat, director of Space Time Continuo, invited fellow cellists Elinor Frey and Camille Paquette-Roy to join her in performing these premiere arrangements, along with Luc Beauséjour (organ) and Sylvain Bergeron (archlute) for additional music by Pachelbel, including transcriptions of his Violin Sonatas and, yes, the famous Canon.

Help with this project – Soutenir le projet

Hear the whole album on Bandcamp!

Presently, I am working on two projects:  1) Arrangements of Pachelbel Magnificat Organ Fugues, played on 2, 3 and 4 cellos, and 2) the obscure sonatas for 2 bass instruments and continuo written by M. Carolo to be recorded with an expanded continuo.

M. Carolo Sonatas

About Space Time Continuo

I often wonder when was the first time I heard the word “continuo”.  Probably, I was pretty young, studying for Music History examinations for The Royal Conservatory of Music program.  The moment when it actually sank in was certainly the first days of playing in Baroque Orchestra at McGill University.  Hank Knox said something.  I don’t remember exactly the words, but it was an invitation or confirmation that I had just unwittingly joined a not-so-private club, but one with many secrets and an important agenda, hidden in plain sight.

In Early Music performance practice, the continuo “team”, although sometimes consisting of only 1 instrument, “realizes” a figured bass. 

The figured bass is comprised of a given bass line, written out by the composer on the score, and numeric indications of the chords to play that together create the accompaniment for the melody.  Specifically, the numbers indicate the intervals above the bass line to be artfully improvised (“realized”).  

The first Space Time Continuo show was presented by La Nef in February 2019.  It was a concert featuring a continuo group of 6 people (Dorothéa Ventura, Pierre-Yves Martel, Sylvain Bergeron, Antoine Malette-Chénier, Karim Nasr and myself) and at least 8 different instruments (cello, gamba, basse de violon, harp, harpsichord, organ, theorbo and baroque guitar!)  Imagine the combination of textures, the creative solutions and the richness that is afforded to an ensemble of 6 bass instruments!  I picked some music that could bring each instrument into the spotlight, some famous bass pieces, like the Corrette “Phoenix”, and others, like Carolo (Amsterdam, early 1700’s), that you surely have never heard.  A Handel organ concerto with bass instrument solos would originally have had violins in the final tuttis, but these parts were covered between the harp and theorbo.  Domenico Gabrielli was also a feature, being one of the first composers for cello music and the Folia was a complete mash-up of many composers, including our own improvisations.  Charpentier excerpts were played true to the score whereas the Boismortier dance movements were treated with much liberty.  I cannot wait to perform this concert again!

Je ne sais plus trop quand j’ai entendu le mot « continuo » pour la première fois. Ça devait être quand, assez jeune, j’étudiais pour les examens en Histoire de la musique du Royal Conservatory of Music. Mais le moment où j’en suis devenue pleinement consciente fut certainement aux premiers jours de répétition de l’Orchestre baroque à l’Université McGill. Une parole de Hank Knox. Je ne me rappelle pas exactement ce qu’il a dit, mais c’était quelque chose comme une invitation, ou alors une confirmation que je venais sans le savoir de me joindre à un club pas si sélect, mais qui recelait bien des secrets et intrigues à découvrir, cachés en pleine lumière.

En musique ancienne, l’« équipe » continuo (ou de basse continue), bien qu’elle ne comporte parfois qu’un seul instrument, « réalise » une basse chiffrée. Il s’agit là d’une ligne de basse écrite en toutes notes et d’indications chiffrées renvoyant aux accords, qui ensemble forment un accompagnement à la mélodie. Plus précisément, les chiffres indiquent les intervalles à improviser (à « réaliser ») avec art au-dessus de la ligne de basse.

Le premier spectacle de Space Time Continuo (notre nom est un jeu de mots exquis sur le continuum espace-temps) a été présenté par La Nef en février 2019. Il s’agissait d’un concert réunissant 6 personnes (Dorothéa Ventura, Pierre-Yves Martel, Sylvain Bergeron, Antoine Malette-Chénier, Karim Nasr et moi-même) et pas moins de 8 instruments différents (violoncelle, viole de gambe, basse de violon, harpe, clavecin, orgue, théorbe et guitare baroque !). Imaginez la combinaison de textures, les trouvailles inouïes et la richesse que permet un ensemble de 6 instruments de basse ! J’avais choisi des musiques qui mettent tour à tour chaque instrument en valeur, certaines plus célèbres — comme le Phoenix de Corrette — et d’autres — comme une œuvre d’un certain Carolo (Amsterdam, début 18e siècle) — que vous n’avez sûrement jamais entendues. Un concerto d’orgue de Handel avec des solos aux instruments de basse aurait comporté à l’origine des violons dans le tutti final, mais ces parties étaient assurées par la harpe et le théorbe. Domenico Gabrielli était aussi à l’honneur, lui qui avait été l’un des premiers à écrire pour le violoncelle ; quant à la Folia, on en a fait un pot-pourri de maints compositeurs agrémenté de nos propres improvisations. Les extraits de Charpentier étaient fidèles à la partition originale tandis que nous avions approché les danses de Boismortier avec beaucoup de liberté. J’ai vraiment hâte de pouvoir refaire ce concert !